Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Une catastrophe !

 

 

Bernard Cazeneuve, Ministre du Budget, chanceux remplaçant du sulfureux Jérôme Cahuzac à Bercy, a été auditionné hier par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. Pour la 1ère fois depuis de nombreuses semaines, le gouvernement reconnaît enfin que contrairement à ses prévisions trop optimistes inscrites et votées dans la loi de finance 2013 de l’automne dernier, il lui manquera 14 milliards € de recettes fiscales d’ici la fin de l’année.

 

 

Ce manque à gagner se traduira dans les chiffres par une aggravation du déficit public, initialement prévu à 3% et qui devrait s’établir à 3,7% d’ici le 31 décembre prochain. La prévision de croissance faiblarde pour cette année, largement inférieure aux prévisions erronées annoncées par l’actuelle majorité en fin d’année dernière, est également pour partie responsable de cette situation.

 

 

Excès d’optimisme ou véritable mensonge d’Etat ?

 

 

Le Ministre du Budget a, pour une fois, eu le courage de reconnaître que ce manque à gagner de 14 milliards était dû au marasme économique dans lequel se trouve notre pays. A faire constamment dans le déni de la réalité, le PS ne nous avait plus habitué aux discours de vérité.

Je salue le courage politique du Ministre du Budget qui, pour la seconde fois en quelques jours à peine, remonte dans mon estime.

 

Bernard-cazeneuve-Jean-Marc-Ayrault-TVA.jpg 

En réalité, ces 14 milliards se décomposent comme suit :

* 4,5 milliards de moins-value de TVA

* 2 milliards de moins-value de l’impôt sur les sociétés

* 1 milliard de moins-value de l’impôt sur le revenu

* 400 millions de moins-value liés aux carburants

* 3 milliards de moins-value de recettes pour les régimes spéciaux

* 2 milliards de baisse des dotations aux collectivités

* 1 milliard dont je ne trouve pas l’origine

 

 

Pour compenser ce manque à gagner et pour ne pas aggraver encore plus la situation, plusieurs possibilités « s’offrent », ou plutôt, s’imposent à nous :

- hausse des impôts

- plan de rigueur permettant l’économie

- explosion des déficits publics

- un peu de tout ça

- réforme des politiques sociales

Les alternatives ne manquent pas ; il ne reste plus qu’à savoir laquelle obtiendra les faveurs de l’actuelle majorité. En attendant s’il est une chose qui est certaine, c’est que la France emprunte à des taux en hausse, qu’on n’en parle encore que trop peu et que si rien n’est fait pour enrayer les dérapages de notre déficit public, nous finirons par emprunter aux mêmes taux que ceux de la Grèce !

 

 

 

L’actuelle majorité se décidera-t-elle (enfin) un jour à couper dans les dépenses autres que celles qui ne concernent pas son électorat ou n’a-t-elle toujours pas compris qu’augmenter indéfiniment les impôts n’a rien solutionné et ne solutionnera jamais rien ?

C’est bien beau de fanfaronner en parlant de « mesures justes », de « justice sociale » ou de je ne sais quel trompe l’œil qui ne sert en réalité qu’à flatter un électorat de gauche qui s’est totalement désintéressé du PS, mais la majorité ne pourra pas fuir indéfiniment la réalité et ses responsabilités, et encore moins derrière ces prétextes !

 

Source image: lexpansion.lexpress.fr

Tag(s) : #Casseroles du PS et de la gauche

Partager cet article

Repost 0