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Au lendemain de la motion de censure déposée par l’UMP dont même les journalistes du Figaro s’accordent pour dire qu’elle n’a servi qu’à asseoir la stature de Chef de l’opposition de celui qui l’a portée, l’intégralité des Ministres socialistes de l’économie (antinomique) sont sur le terrain et envahissent les ondes.

Normal me direz-vous au lendemain de la démission de Jérôme Cahuzac, Ministre des hausses d’impôts ! Mais il n’y a pas que ça ; d’autres aberrations sont en préparation dans les couloirs de l’Elysée…

 

 

 

Taxe à 75%

Mesure balancée à la hâte sur un plateau TV durant la campagne Présidentielle par François Hollande alors que Jean-Luc Mélenchon progressait dangereusement dans les sondages, elle n’a eu de cesse depuis cet instant de poser problème. Jugée confiscatoire par le Conseil Constitutionnel, il se pourrait bien qu’elle se retrouve dans sa nouvelle mouture plafonnée à 65 ou 66%.

Cette taxe c’est un boulet que la majorité PS-EELV traîne derrière elle et dont elle n’arrive pas à se défaire ! La faire est une bêtise, ne pas la faire c’est trahir un engagement de campagne et se mettre à dos une partie de l’électorat de gauche !

Quel embarras ; j’en connais un qui doit se dire qu’il a raté une occasion de se taire !

François Hollande s’est enlisé tout seul dans ce bourbier et c’est à ses sbires désormais de se débrouiller pour que les effets d’annonce de la campagne Présidentielle se transforment en textes de lois.

Alors certes, tout le monde doit participer à « l’effort national » pour rétablir une « Justice sociale », mais ceux qui seront concernés par ce dispositif sont ceux qui contribuent déjà à toutes les autres gabegies socialistes depuis plusieurs décennies et dont les revenus sont déjà taxés une première fois lorsqu’ils les perçoivent ; c’est donc une forme de double peine profondément inégalitaire, injustement stigmatisante et évidemment discriminatoire…

 

 

 

Encadrer les rémunérations des patrons du privé

Depuis 2008, la France subit de plein fouet la crise économique. Les licenciements se multiplient ces derniers mois et là où la droite créait des emplois, la gauche repasse derrière et détruit les dispositifs, en profitant au passage pour se défausser sur Nicolas Sarkozy. La France va mal, son économie est en berne, ses prévisions de croissances sont nulles et le taux de chômage devrait atteindre un niveau historique d’ici la fin de l’année.

Aujourd’hui plus que jamais elle a besoin de nouveaux talents mais en voulant encadrer les rémunérations des dirigeants des entreprises privées, le PS tue la reprise économique dans son œuf.

 

Quel intérêt pour un individu de s’impliquer dans le développement d’une activité professionnelle s’il n’en récolte aucune reconnaissance, qu’on l’interdit de jouir du fruit de son travail alors qu’il a pourtant pris de gros risques, tout en continuant de véhiculer cette idée qu’il a spolié ses employés et qu’il s’est enrichi, lui-même et ses actionnaires, sur leur dos ?

 

 

En France la réussite est un gros mot et pour une partie de l’opinion celui qui gagne de l’argent l’a forcément fait au détriment de quelqu’un d’autre ! En un mot, de la jalousie pure et dure ! Sentiment souvent véhiculé par l’idéal socialiste basé sur un modèle de société utopiste où règnent en Maître la jalousie, l’envie, le mépris, l’opprobre, le doute, la méfiance et l’entretien d’un climat de suspicion !

 

 

La croissance doit se relancer par la création de richesses et la création de richesses passe par la création d’entreprises qui elle, doit être stimulée par l’envoie de signaux encourageants à ceux qui ont la volonté et le courage d’entreprendre !

 

 

 

Des petits calculs électoraux qui se font sur le dos des français

En réalité le PS est en train de préparer dans la précipitation des arguments et autres éléments de langage pour amadouer l’électorat du FDG, afin que la gauche se rallie derrière un seul candidat aux 2nd tours des Municipales de 2014, lorsqu’elle sera face à la droite, au centre ou à l’extrême droite !

 

La pilule de l’accord intersyndical sur la flexibilité du travail n’est pas passée à la CGT, véritable réserve de voix de l’extrême gauche française et c’est par ce genre de manœuvre très habile que le PS cherche à reconquérir un électorat qui risquerait bien de le bouder. La désaffection des rouges pour la majorité est d’ailleurs évidente, compte tenu de ses récentes débâcles aux élections législatives partielles.

 

 

 

Du dogme ou du pragmatisme, le choix est fait

Au-delà de ces petits calculs politiciens, il se pose également le problème de l’idéologie.

Nous sommes clairement face à une ingérence de l’Etat sur le domaine du privé et cette mainmise sur des activités individuelles que recherche le gouvernement au nom d’une idéologie porte un nom : le totalitarisme !

La France est face à une bande « d’inaptocrates » qui ne connaissent du domaine privé que ce qu’ils en ont entendu au travers de quelques clichés interceptés ici ou là lors d’une conversation devant la machine à café de l’administration dans laquelle ils officiaient.

 

On mesure par ailleurs le degré d’importance d’une conviction dans la capacité que l’on a à l’imposer à tous si on l’estime juste et légitime. Ce que je veux dire par là, c’est que si par principe les patrons doivent limiter leurs revenus, pourquoi ne pas en faire de même pour les sportifs, les rentiers, les personnalités du show-business, du monde de l’art et j’en passe afin que nous soyons convaincu que ce projet de loi ne soit pas le simple fruit d’une véritable indigence d’esprit des socialistes ?

 

 

Bref…

En attendant, je propose que l’on rémunère notre Président et nos Ministres en fonction de leurs résultats ; en termes d’exemplarité et de limitation de la dépense publique, on ne trouverait pas mieux !

 

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Source image: lexpansion.lexpress.fr

Tag(s) : #Les Ministreries

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