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Dites-vous bien qu’en décidant de faire passer la vitesse de circulation sur le périphérique parisien de 80 à 70 km/h, la majorité ne fait que se soumettre à ses petits camarades écologistes pour ne pas les froisser à quelques mois d’échéances électorales cruciales, ou toute dissidence à gauche pourrait être fatale.

 

 

 

Alors certes, Paris vient de connaitre un pic de pollution désormais habituel en cette saison.

Bien évidemment, le simple d’esprit dénoncera cette pollution et désignera les automobilistes comme seuls responsables. L’autre, celui qui arrive à voir un peu plus loin que le bout de son nez, comprendra que ce pic de pollution n’est pas uniquement lié au trafic automobile, mais est également imputable à un phénomène météorologique bien connu en cette saison, l’anticyclone, conjugué à un froid plutôt vif obligeant les franciliens à solliciter d’avantage leur système de chauffage.

Vous saisissez la nuance ?

 

 

 

Le problème de la circulation automobile parisienne n’est pas l’automobiliste lui-même, mais la qualité des transports en communs qui dissuadent de nombreux franciliens de les utiliser ! Retards, trains supprimés, accidents, pannes, grèves, insécurité, et autant d’autres éléments qui vous incitent à utiliser vos propres moyens de locomotions.

 

Peripherique-paris.jpg

 

Alors certes, diminuer la vitesse de circulation diminue le bruit.

Sauf que le périphérique est bouché quasiment toute la journée et que les automobilistes qui sont pris dans ces embouteillages, peuvent rarement monter au-delà de 40 ou 50 km/h ; soit très largement en-deçà de la vitesse maximale actuellement autorisée. Pourtant il semblerait que ce soit celle-ci qui pose des problèmes de bruit !

 

 

Un bitume à l’atténuation acoustique très performante a été installé l’été dernier sur plusieurs tronçons du périph’ et ce, afin d’atténuer la gêne acoustique pour les riverains. Sachant qu’abaisser la vitesse de 10 km/h diminue le bruit de 0,5 à 1 décibel en journée, et 1,5 la nuit, est-ce vraiment utile de mettre tout le monde au ralenti pour un résultat finalement si peu pertinent ?

 

 

Les partisans d’un abaissement de la vitesse de circulation sur le périphérique prétextent également cette initiative par leur volonté de diminuer la pollution. Je vous pose dans ce cas-là la question : qu’est-ce qui pollue le plus ? Des véhicules par milliers qui s’arrêtent et redémarrent plusieurs fois de suite pendant plusieurs heures tous les jours de la semaine, ou rouler à vitesse constante plusieurs heures durant sans avoir à accélérer ou à changer les vitesses une fois le véhicule lancé ?

 

 

Je n’ai pas la réponse, mais si vous êtes capable de me prouver qu’un véhicule pris dans des bouchons pollue moins qu’un véhicule lancé sur une distance équivalente à 70 ou à 80km/h, je suis preneur !

 

 

Dernier détail…

Le périphérique parisien fait 35 km de long.

Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi il est logique d'abaisser la vitesse de circulation sur l'équivalent de 5% du réseau routier francilien et qui dans les faits ne sera effective que la nuit, sachant que l’intégralité du réseau de voies rapides de la région fait pas moins de 790 km, avec quasiment pour chaque autoroute une connexion avec le périphérique parisien ?

 

 

 

Bref….

On aurait voulu faire un truc écran de fumée pour plaire aux bobos parisiens et acheter la paix électorale avec ses petits camarades politiques en se servant du pseudo prétexte de l'intérêt commun, qu’on n’aurait rien annoncé d'autre !

 

 

Source image: LeMonde.fr

Tag(s) : #Ce que j'en pense...

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