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Comme quoi quand on est nul et qu’on le sait, un rien suffit pour se rassurer sur soi-même.

Jamais la France n’avait été aussi mal en point depuis probablement de nombreuses décennies mais malgré cette indéniable réalité, ils sont tous fiers ce matin dans le Gouvernement à parader à droite et à gauche pour répéter à qui voudrait encore bien voir en eux des hommes providentiels à la hauteur des enjeux, que finalement la situation de la France est moins catastrophique que ce qu’ils escomptaient puisque le déficit public pour l’année 2015 est à 3,5% du PIB contre 3,8% anticipés initialement.

 

 

Quelqu’un pour leur rappeler qu’on est encore bien loin des 1,5% annoncés dans le programme de campagne du candidat Hollande ? Je sais que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et à titre personnel je n’y ai jamais cru, mais il y a malgré tout plus d’un français sur deux qui a vu en cette impotent et en son programme, la solution à tous nos maux…

 

 

La DARES publiait hier soir sa série statistique mensuelle sur le chômage et une fois de plus, les chiffres sont exécrables. Pas mauvais. Excécrables ! La médiocrité étant la marque de fabrique de cette majorité, rien de tout ce qui va suivre ne nous surprendra.

 

 

D’après mon pointage depuis, le chômage de catégorie A progresse :

- sur un mois de +1,02%,

- sur un an de +2,59%,

- de +23,11% depuis l’élection de François Hollande,

Pulvérisant le précédent record historique qui date du mois d’octobre 2015.

 

 

Toujours d’après mon pointage, le chômage toutes catégories confondues progresse :

- sur un mois de +0,03%,

- sur un an de +3,69%,

- de +25,57% depuis l’élection de François Hollande.

Source image: mon tableur

Source image: mon tableur

Du côté du chômage de longue durée, c’est-à-dire les chômeurs inscrits depuis un an ou plus sur les listes de Pôle Emploi, signe que contrairement aux effets d’annonce de cette majorité, la situation est bien loin de s’arranger, progresse :

- sur un mois de +0,27%,

- sur un an de 8,74%,

- de +49,49% depuis l’élection de François Hollande.

 

 

Rappelons très simplement et très humblement que le mois de février est le mois le plus court de l'année. Ce qui signifie que si celui-ci avait été de 31 jours, il y aurait eu pas loin de 3 000 chômeurs supplémentaires...

Source image: mon tableur

Source image: mon tableur

Ce coup-ci je vous épargnerai les chiffres concernant les priorités de campagne de François Hollande que sont les jeunes et les femmes… Pour le premier il y a eu les grandes manœuvres financées à coups d’argent public et qui tronquent la réalité de la situation et pour le second, si les femmes avaient été autre chose pour la gauche qu’un élément d’ajustement, ça se traduirait par une baisse du chômage les concernant, ce qui n’est pas le cas.

 

 

Il est un autre point de détail sur lequel je souhaitais également m’arrêter et dont on parle peu : la dette. Celle-ci pointe à 95,7% du PIB contre 95,3% un an plus tôt, progressant sur un an de 56,6 Mds € our atteindre 2 096,9 Mds€ fin 2015. Un nouveau record, lui aussi historique. Comme tant d'autres que pulvérise mois après mois cette majorité.

 

 

Grande oubliée du débat politique depuis de nombreux mois, elle n’a pourtant eu de cesse de croître malgré les multiples tours de vis budgétaires initiés par ce Gouvernement. Un échec de plus me direz-vous. Certes. Sauf que celui-ci nous reviendra tôt ou tard en pleine face.

 

 

Je sais bien ce que vont dire les éternels ayatollahs de la Farce Tranquille, à savoir que ça n’est pas de sa faute, que c’était déjà comme ça quand il était arrivé, etc, etc… Certes. Homer Simpson dit la même chose. Par contre là où ça devient de sa faute c’est quand il ne fait rien de plus que les autres pour stopper la dérive.

 

 

Très simplement. La conjoncture économique internationale plutôt incertaine du côté des émergents fait que les marchés jouent la sécurité en achetant la dette des pays vus par eux comme étant « sûrs ». Dont la France. L’abondance de prêteurs a fait chuter les taux d’emprunts. Une situation qui ne perdurera pas éternellement. Pour l’instant la France finance sa dette par de la dette qu’elle achète à taux négatifs. Dès lors que la situation des émergents s’améliorera, ce qui est inéluctable, le marché s’adaptera et les taux rebasculeront en territoire positif.

 

 

Et c’est là que les choses vont commencer à coincer.

La France paiera de plus en plus cher le financement de sa dette, jusqu’à en arriver à un point où celle-ci lui sera devenue insupportable. Elle devra alors opérer de nombreuses coupes dans ses dépenses, qui impacteront évidemment négativement sur le court terme notre économie. D’où les gesticulations de cette majorité pour faciliter les licenciements et réduire la durée et le montant des indemnités chômage.

 

 

Rajoutez à cela le fait que l’on ait tout mis en place pour faire croire aux français que se soigner ne coûte rien, auquel vous ajoutez le coût de l’accroissement de la masse salariale dans la fonction publique, le coût des mesures clientélistes de cette majorité annoncées à un an de la présidentielle, mais aussi un vieillissement de la population et vous obtenez à terme un dérapage de la dépense publique qui conduira la France tout droit à la banqueroute…

 

 

Alors ces pauvres guignols qui se réjouissent pour un chiffre qui est moins mauvais qu’annoncé mais largement pire que promis, permettez-moi d’en rire. Jaune.

 

Tag(s) : #Casseroles du PS et de la gauche

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