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La claque est rude pour Manuel Valls. Et encore pire pour François Hollande. A peine un peu plus d’un mois après la « Marche Républicaine », il ne reste déjà plus rien dans les rangs socialistes de « l’esprit du 11 janvier ». Il fallait s’en douter que ceux qui n’avaient de cesse de l’instrumentaliser à leur guise pour tenter de couper court à toutes les têtes qui dépassent, allaient finir par totalement vider de son sens un symbole pourtant lourd de sens aux yeux des français.

 

 

Hier, par crainte d’être publiquement désavoué par la représentation nationale, le Gouvernement a décidé de faire passer en force un texte sur lequel il n’était pas convaincu de pouvoir faire consensus au sein même de ses propres rangs.

 

 

Rien de bien nouveau, ni d’illégal. C’est la Constitution qui permet l’adoption de ce processus et plus précisément l’article 49-3 qui autorise un Gouvernement à passer en force s’il sent qu’il risque d’être désavoué par sa majorité.

 

 

D’autres avant François Hollande et Manuel Valls l’ont bien évidemment fait. Est-il besoin de les nommer ? Non ; ça n’apporterait rien au débat. Mais s’il est un point nouveau qu’il est important de relever, c’est la question de savoir combien sont-ils à avoir déjà utilisé le 49-3 alors que la conjoncture économique de notre pays était à ce point dégradée, notamment par les décisions qu’eux-mêmes avaient pris, avec le soutien de leur propre majorité ? Vous pouvez chercher…

 

 

Hier ça n’est pas une loi que les Députés de la majorité auraient majoritairement rejeté. C’est une politique. Une politique contraire aux concepts habituellement dénoncés par cette gauche qui bien souvent s’abrite derrière ses propres dogmes. Pour se donner bonne conscience.

 

 

Le texte en question n’est que l’élément déclencheur de ce qui s’annonce être un tsunami politique qui dévastera très certainement en profondeur le Parti Socialiste. Une ligne de fracture qui ne se résorbera pas de sitôt. A l’identique des précédentes d’ailleurs qui me semblent être restées des plaies ouvertes, mais provisoirement ignorées tant que tout ce petit monde peut continuer librement de se répartir les postes. Mais à ne pas soigner une blessure, il y a risque d’infection et de propagation. On est à l’aube de ce schéma.

 

 

Initialement, une déduction toute personnelle qui à mon sens, compte tenu de l’actualité ne laisse guère de place au doute, un remaniement serait prévu à l’issue des élections départementales des 22 et 29 mars. Selon les résultats évidemment. Détail auquel ne voulait très certainement pas penser la majorité, et encore moins le Gouvernement, c’est que la seule loi Macron suffit à elle seule à déclarer illégitime un Gouvernement tout entier.

 

 

J’ai toujours dit, et ceci depuis l’été dernier, qu’en démarrant avec 40 Députés contre lui, Manuel Valls n’en était qu’au début de la fronde. L’échec législatif de la loi Macron prouve que j’avais vu juste.

 

 

En réalité aujourd’hui il n’y a plus ni Président de la République, ni Premier Ministre, ni Gouvernement, ni même majorité à l’Assemblée Nationale. Comme disait un illustre socialiste du temps où il était dans l’opposition, « Lorsqu’un Gouvernement failli à ce point, il devient urgent d’en changer ». Il est temps de joindre la parole aux actes. Les illégitimes de la République n’ont plus leur place.

Source image: http://www.rtl.fr/actu/economie/emmanuel-macron-la-france-est-malade-7774343943

Source image: http://www.rtl.fr/actu/economie/emmanuel-macron-la-france-est-malade-7774343943

Tag(s) : #Casseroles du PS et de la gauche

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