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C’est en regardant, comme pratiquement tous les soirs, le JT de 20hs00 de France 2 lundi dernier, que j’ai été surpris de la réponse de la Ministre de la Culture Fleur Pellerin, à la question d’un journaliste au sujet de la fiscalité appliquée au nouveau venu Netflix.

 

 

Netflix c’est ce nouveau service de vidéo à la demande qui a fait une arrivée très remarquée en France en début de semaine.

 

 

Le reportage de France 2 portait sur la fiscalité à laquelle était soumis le géant américain ? L’enquête nous a progressivement amené vers le Luxembourg qui, comme tout le monde le sait, est un paradis fiscal. La pratique n’est pas interdite… Un siège social peut parfaitement être domicilié, pour le principe, dans un paradis fiscal, tout en ayant le droit de proposer ses services aux clients français sur le territoire français.

 

 

Aurélie Filippetti, précédente Ministre de la Culture, avait eu des propos très durs à l’égard de Netflix en janvier dernier, notamment concernant la fiscalité qui devrait être appliqué à l’entreprise :

« S’il veut s’installer en France, Netflix doit se plier aux régulations qui font le succès de nos industries […] Netflix ne doit pas être un passager clandestin qui profite du système sans y participer. […] La France a réaffirmé l’année dernière, lors des négociations sur le libre-échange entre la France et les Etats-Unis, que l’exception culturelle était un principe intangible. Nous maintiendrons cette ligne rouge. »

Avant de préciser que la France disposait de « tout un arsenal » de mesure pour contraindre Netflix à se plier aux exigences du gouvernement français.

 

 

Lorsque la question de la domiciliation fiscale au Luxembourg de Netflix a été posée à Fleur Pellerin, Ministre de la Culture, celle-ci s’est simplement arrangée pour détourner l’attention du téléspectateur, en répondant que le problème de la fiscalité de Netflix était le manque d’harmonie fiscale entre les pays européens.

 

 

Ca se tient… Mais on attendait d’une Ministre de la Culture, qui plus est de gauche, un discours en phase avec celui de sa collègue dont elle a pris la succession… Même si on dit que les deux femmes ne s’aimaient pas particulièrement ! Il semblerait en tous cas qu’une entreprise qui vend ses services en France mais qui paie ses impôts dans un paradis fiscal ne pose plus de problème éthique et moral à la gauche. Curieux.

 

 

Et c’est en cherchant très banalement je ne sais plus trop quoi sur le net ce même soir, que je suis tombé sur cet article de « Closer » (hé oui je sais mais mes sources sont au niveau de cette présidence), que j’ai eu vent du conflit d’intérêt qui pourrait toucher la Ministre Pellerin.

 

 

Elle aurait passé cet été quelques jours en Corse, dans la maison de Pascal Breton, producteur connu de la série à succès « Sous le soleil » et plus récemment, « Marseille », diffusée sur la version française de… Netflix !

 

 

Alors certes, à l’époque de ses vacances Fleur Pellerin était sans doute bien loin de s’imaginer quitter son portefeuille du Commerce Extérieur pour passer à la culture… Mais à l’époque des premiers débats sur la fiscalité applicable à Netflix, Fleur Pellerin était Ministre Déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie Numérique… Vous voyez où est le problème ?

 

 

Pourtant ça ne créé aucune polémique…

On est loin de l’hystérie collective du temps des vacances de Sarkozy sur le yacht de Bolloré…

Source image: http://www.liberation.fr/societe/2014/08/26/fleur-pellerin-a-la-culture-armee-pour-negocier-le-virage-numerique_1087573

Source image: http://www.liberation.fr/societe/2014/08/26/fleur-pellerin-a-la-culture-armee-pour-negocier-le-virage-numerique_1087573

Tag(s) : #Casseroles du PS et de la gauche

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