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Après Gérard Depardieu, c’est au tour de l’animateur producteur Arthur de fuir les lois confiscatoires votées en 2012 et 2013 par la gauche. Détail étonnant, le silence de la majorité sur le sujet ! Souvenez-vous du cirque provoqué par les dirigeants du parti présidentiel lors du départ de « Gégé », le Premier Ministre de l’époque en tête d’ailleurs. Odieux.

 

 

Aujourd’hui le son de cloche est différent. Pourquoi ? Probablement parce que le ras-le-bol fiscal est passé par là. Je traduis : le trop d’impôt a tué l’impôt.

 

Entre l’exil de Depardieu et celui d’Arthur il ne s’est passé que quelques mois. Personne ne contestera l’idée que la notoriété de l’un auprès du grand public égale probablement celle de l’autre.

 

 

Ce qui différencie les deux situations c’est le temps qui s’est écoulé depuis le début du quinquennat et le jour où chacun des personnages que je viens de citer ont décidé de quitter la France. Entre temps les français ont aussi reçu la douloureuse. Le coup de massue. Appelez-le comme vous voudrez. Du coup ils ne s’indignent pas du départ des grosses fortunes. Au contraire. Très certainement.

 

 

Plus personne pour fustiger un quelconque manque de solidarité ou que sais-je encore ; ces mots qui d’ordinaire servent à réveiller les consciences endormies des militants de gauche qui s’affirment déçus mais pas encore totalement perdus. Non. Plus rien. La majorité de son côté fait profil bas. Elle attend que l’orage passe et nul doute que les sujets permettant la diversion ne manqueront pas.

 

 

Au-delà d’un certain seuil, qui n’est pas chiffrable puisqu’il résulte avant tout d’un sentiment personnel, le montant de l’impôt finit par être considéré comme injuste, ingrat.

Les français ont très certainement intégré l’idée de devoir composer avec l’impôt. Ce qu’ils supportent certainement beaucoup moins, c’est d’en payer autant compte tenu de leurs revenus, de leur train de vie ou tout simplement du travail qu’ils fournissent, en comparaison à d’autres bien évidemment.

 

L’impôt ne semble plus être assimilé à une forme de contribution solidaire du travailleur ou de l’investisseur pour la bonne marche de la société et de l’environnement dans lequel il évolue. Au contraire. Il oppose désormais les français. Il est perçu comme injuste, confiscatoire et ingrat et c’est lorsque ces sentiments apparaissent que la limite à laquelle j’ai précédemment fait allusion est franchie. Un seuil psychologique.

Ce point de rupture signe également la perte de confiance avec le politique et lorsqu’elle est perdue, nous savons tous qu’elle est très difficile à retrouver.

 

Les français cherchent alors à éviter l’impôt et optent pour d’autres solutions : l’investissement, l’exil fiscal, etc. Solutions auxquelles Bercy ne semble visiblement pas avoir pensé. Pourtant c’est parfaitement normal… L’herbe est toujours plus verte ailleurs.

 

 

Trop d’impôt tue l’impôt.

L’effort collectif, oui, la contrainte généralisée, non. Le sentiment de se faire voler encore moins…

Opter pour l’exil fiscal ? C’est normal !
Tag(s) : #Ce que j'en pense...

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