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Une fois de plus la récupération politique fait s’emballer la machine. Elle est tellement décalée dans le temps qu’elle en devient d’ailleurs suspecte !

 

Vendredi soir, vers 23h30, un jeune homme de 16 ans est retrouvé inconscient dans un charriot abandonné le long de la Nationale 1, en face du quartier sensible des Poètes, à Pierrefitte-sur-Seine en Seine-Saint-Denis. On sait qu’il aurait été lynché.

 

 

Cette affaire se passe vendredi soir.

Samedi, rien.

Dimanche, rien.

Lundi, rien.

Mardi matin, Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, se réveille.

 

 

Il s’indigne du lynchage dont a été victime ce jeune homme. Très vite la machine s’emballe. Le Premier Ministre réagit, suivi du Président de la République ainsi que d’une très grande partie de la classe politique. On frise la récupération nauséabonde, celle à laquelle la gauche nous a tant habitués.

 

En même temps, la Cour des Comptes publie un rapport très critique mettant à mal la politique du Gouvernement. On y apprend notamment qu’il est fort peu probable que la France respecte ses engagements en matière de réduction du déficit public. Entre autres. Ce sont deux années de politiques et autant de perspectives démolies d’un seul coup. Par un socialiste : Didier Migaud.

 

Mais non.

Hier la gauche avait décidé de s’indigner du lynchage d’un rom et a visiblement fait abstraction de l’impérative nécessité de s’indigner des mauvais résultats que produit sa politique.

 

 

A gauche ils voient dans cette sauvagerie le lynchage d’un jeune rom de 16 ans. Moi j’y vois le lynchage d’un jeune homme de 16 ans. Je condamne bien évidemment. Je condamne cette sauvagerie sans nom, d’une part et cette différenciation entre les origines de l’agressé et celles de ses agresseurs d’une autre part.

Source image: fr.myeurop.info

Source image: fr.myeurop.info

Sauf qu’à gauche ils essaient d’instrumentaliser ce règlement de comptes en usant des marqueurs habituels de gauche ; ceux avec lesquels ils espèrent peut-être encore pouvoir attirer l’attention de l’opinion et jouer à fond la carte de la récupération. Parler de ça, c’est surtout ne pas parler d’autre chose.

 

Ca tombait bien ce mardi, soit 4 jours après le déroulement des faits, puisque la Cour des Comptes publiait un rapport particulièrement alarmiste sur l’état de santé des finances publiques et sur les ratés et les hasards de la politique de François Hollande.

 

 

Evoquer le racisme là où même les autorités en charge de l’enquête n’en parlent pas, c’est fabriquer une différence entre les origines de l’agressé et celles de ses agresseurs ; c’est donc créer le racisme là où il n’est pour l’heure pas prouvé qu’il ait existé.

 

 

Créer une différence sur les origines des uns et des autres est une forme de racisme. Autrement dit, tous ceux qui évoquent le racisme comme motivation au lynchage de ce jeune rom n’ont d’une part pas compris les faits, tels que nous les connaissions à cet heure et sont d’une autre part, eux-mêmes, profondément racistes.

 

 

Ce lynchage est immonde. Je pense que nous sommes tous d’accord là-dessus. Cependant, parler de racisme là où celui-ci n’est pas avéré par les autorités compétentes et parlent plutôt d'une vengeance, c’est écoeurant, inadmissible mais surtout, profondément raciste.

Pour moi le racisme il est là et pas ailleurs ; dans l’évocation de l’acte raciste pour tenter d’expliquer quelque chose qui ne s’explique pas en ces termes et qui ne peut l’être au seul prétexte que cette jeune victime soit d’origines roumaines.

Tag(s) : #Ce que j'en pense...

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