Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Il n’est de secret pour personne que le groupe PSA ne va pas pour le mieux depuis quelques années. Le constructeur français a démarré une restructuration qui ne s’est très certainement pas faite sans concessions, notamment depuis, ou grâce, à la récente montée au capital du chinois Dongfeng Motor.

 

Derrière la question de la survie de l’entreprise se cache pour le groupe la nécessité de réorganiser sa production et son fonctionnement. Bien évidemment, tout ceci ne peut se faire sans casse. Il y avait un choix à faire. Ou PSA licenciait tout le monde et fermait boutique, ou PSA se restructurait pour garantir ainsi son redressement et la préservation d’un maximum d’emplois.

 

Les français ne doivent pas se voiler la face sur les conditions et concessions réalisées par les uns et les autres dans ce dossier, en particulier au moment des négociations sur l’entrée au capital de l’entreprise de l’Etat français et du chinois Dongfeng.

 

La volonté de PSA de délocaliser la production de la nouvelle version de sa C3 ne date pas de la semaine dernière, même si elle a été annoncée officieusement mercredi et officiellement jeudi. Des mesures de ce genre sont bien évidemment discutées très largement en amont et il n’est très certainement pas improbable que le sujet ait été mis sur la table au moment où le Ministre du Redressement Productif cherchait à intervenir sur le dossier.

 

Dossier sur lequel il ne cesse depuis de se faire le plus discret possible.

Non sans raisons très certainement.

 

Quelqu’un a-t-il par ailleurs entendu Arnaud Montebourg s’insurger du fait que le groupe français ait annoncé la délocalisation en Slovaquie de la fabrication de son nouveau modèle de C3 ? Non… Pourtant nous étions à ce moment-là à quelques jours des élections Européennes… Une perche tendue au Ministre pour rebondir. Sans compter que l’Etat est actionnaire du groupe et qu’il est monté au capital pour laisser croire que sa position permettrait d’influer sur les décisions prisent au sein de groupe.

 

Mais non.

Rien… Silence radio.

 

Il faut dire qu’à quelques jours des Européennes, cela serait très probablement mal vu par l’opinion que l’Etat actionnaire de PSA tolère sans broncher qu’une partie de l’emploi du groupe soit délocalisé en Slovaquie, au détriment des salariés français… Pourtant c’est ce qu’il fait et il se fait très discret…

 

 

Et pendant ce temps-là ça fait combien de salariés, d’intérimaires et de sous-traitants qui seront très certainement laissés sur le carreau dans l’indifférence la plus totale du Ministre du Redressement Productif ?

Source image: France TV Info

Source image: France TV Info

Tag(s) : #Les Ministreries

Partager cet article

Repost 0