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J’ai pour coutume de dire que le Parti Socialiste n’a pas besoin d’une opposition forte face à lui ; il se suffit à lui-même pour s’autodétruire. Lorsque je dis PS, je pense à la gauche de manière générale.

Les récentes enquêtes d’opinions et élections prouvent que ma pensée n’est pas si éloignée que ça de la vérité.

 

Il y a néanmoins un autre problème.

La gauche est certes enfin à terre, l’occasion par ailleurs de démontrer qu’elle n’est qu’une utopie pour quelques excités qui défendent une idéologie en laquelle eux-mêmes ne croient plus, mais la droite vient de l’y rejoindre.

 

Après ces nombreuses défaites toujours pas assumées du printemps 2012, la droite, ou plutôt l’UMP, n’arrive plus à se relever. Le fameux psychodrame du mois de novembre 2012 n’aura rien arrangé à la situation.

 

 

Trafic il y a eu. Qui a triché, pourquoi et dans quelles proportions, on ne le saura jamais et d’ailleurs la question n’est pas là. Un accord de gouvernance de l’UMP a été trouvé, respecté plus ou moins par chacun. Pendant ce temps-là les militants se sont déchirés. Ils se sont aussi sentis abandonnés par leurs représentants, bien trop occupés à se faire leur place dans ce capharnaüm.

 

Jean-François Copé a démarré sa présidence avec une proportion de l’UMP contre lui. Si dès le départ vous devez composer avec des personnes qui vous sont hostiles, les chances pour qu’elles changent à terme d’avis sur votre compte sont minces. Généralement il se produit toujours, ou presque, l’effet l’inverse. Manuel Valls devrait d’ailleurs s’en rendre compte par lui-même dans les prochains mois. cela devrait s'accélérer avec les résultats de ces Européennes.

 

Dimanche dernier, la droite avait un boulevard devant elle.

Rien ne pouvait l’arrêter. Ce retour des français dans les urnes devait sceller son grand retour sur la scène politique comme première force d’opposition à la majorité PS. Mais non. Rien. Juste une belle raclée.

 

Certes le parti majoritaire est arrivé en troisième position, ce qui ne restera pas sans conséquences, mais l’UMP est arrivée deuxième, à cinq points derrière le FN qui du coup devient la première force politique de droite en France.

 

 

Là il y a un problème.

 

 

Le PS est à terre depuis dimanche soir et peut-être même depuis bien avant. La droite l’est également. Elle l’est doublement parce qu’elle vient de frôler l’implosion, après deux années de guerres intestines et d’immobilisme.

 

J’encourage les militants UMP, que je ne suis pas, à faire preuve de patience jusqu’au mois d’octobre prochain et l’élection d’un nouveau Président à l’UMP. La droite a besoin d’un leader, légitime, et depuis qu’elle l’a perdu plus rien ne va.

 

Hier ça n’est pas Fillon qui a gagné ni Copé qui a perdu.

C’est la droite toute entière qui s’est une fois de plus déshonorée. La responsabilité est collective.

 

Je ne vous livre pas ici une analyse politique.

Ca n’est ni mon rôle, ni même ma prétention. Ça n’est que ma vision, certes très résumée, des choses. En attendant la solution proposée c'est toujours mieux que rien. Alors certes, on se moque de la moyenne d'âge de ce trio... Mais quand on regarde ce qu'ont fait les "jeunes" de l'UMP lorsqu'il leur en a été remis les clefs, on comprend vite que l'un n'a pas plus de leçon à donner que l'autre sur la question de l'âge.

Source image: RTL

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Tag(s) : #Ce que j'en pense...

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